LES NOUVELLES:

L'Antichambre spécial Panthéon des sports

Montréal le 21 novembre 2022 - À ne pas manquer à RDS2 le lundi 21 novembre à 19 h, l’Antichambre – Spécial Panthéon des sports du Québec, portant sur les personnalités intronisées en 2022. Pour l’occasion, l’animateur Luc Bellemare va accueillir avec quelques-uns des intronisés dans l'Antichambre.


7 nouveaux immortels au Panthéon des sports

Montréal, le 4 novembre 2022 – C’est à l’occasion du 31e Gala d’intronisation que sept nouveaux immortels furent admis au Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec.

La cuvée 2022 était composée d’Erik Guay, double médaillé d’or au championnat du monde de ski alpin ; Benoît Huot, gagnant de 20 médailles en natation aux Jeux paralympiques; Charline Labonté, membre de quatre équipes canadiennes médaillée d’or aux Jeux olympiques d’hiver ; Martin St-Louis, l’un des meilleurs joueurs à caractère offensif des années 2000 et auteur de 1 033 points en carrière ; Georges St-Pierre, l’un des meilleurs combattants des arts martiaux mixtes de tous les temps ; Michelle Gendron, une pionnière des communications dans le milieu du sport fédéré et qui a travaillé à 40 finales des Jeux du Québec et Olga Hrycak, qui a été entraîneuse de basketball pendant 48 ans, et qui en 2003, a marqué l’histoire en devenant la première femme en Amérique du Nord à diriger une équipe de basketball masculin.

Ces nominations portent à 283 le nombre de personnalités intronisées au Temple de la renommée.

« La cohorte 2022 reflète l’immense richesse de notre patrimoine sportif. Ces athlètes et ces bâtisseuses sont de grands ambassadeurs québécois et nous avons un devoir de mémoire d’immortaliser leurs carrières afin que vive notre histoire sportive », de dire M. Baril, président du Panthéon des sports du Québec.

« Ces hommes et ces femmes nourrissent notre fierté collective. Leurs exploits et leur contribution exceptionnelle continuent de nous inspirer et d’inspirer les générations à venir. Ces sept intronisés s’ajoutent aux 276 autres immortels que regroupe notre riche Panthéon des sports du Québec », ajoutait M. Baril.

Le 31e Gala d'intronisation, qui était sous la présidence d’honneur de M. Francis Lapointe, directeur général du Québec de Molson Coors, s’est déroulé au Club de golf Métropolitain Anjou devant une salle comble.


À propos du Panthéon des sports du Québec et du Musée du Panthéon des sports du Québec

Fondé en 1990, le Panthéon des sports du Québec est un organisme à but non lucratif dédié à la promotion du sport et à la reconnaissance et consécration des athlètes et des bâtisseurs du sport au Québec. À ce jour, le Temple compte 283 intronisés, tous athlètes et bâtisseurs issus de différents sports et secteurs d’activités qui sont au cœur de la maxime du Panthéon : « Tous ensemble pour que vive notre histoire sportive ». Le Musée du Panthéon des sports du Québec, est reconnu comme organisme de bienfaisance depuis 2014, dont le projet phare vise la création d’un lieu qui regroupera la mémoire sportive du Québec par des expositions permanentes et thématiques, de l’animation dynamique et un centre de documentation et d’archives.

Tous ensemble pour que vive notre histoire sportive

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Renseignements :

M. Patrice Fontaine
Chargé de projets
Panthéon des sports du Québec
Musée du Panthéon des sports du Québec
Courriel : pantheondessports@gmail.com
www.pantheondessports.ca


Martin St-Louis - intronisé 2022

Il y a toujours quelque chose d’inspirant dans le parcours de tout athlète qui surmonte l’adversité pour atteindre les plus hauts sommets. Celui de Martin St-Louis en est le plus bel exemple.

Après un passage fructueux avec les Régents de Laval-Laurentides-Lanaudière, au niveau midget AAA, et les Hawks de Hawkesbury, dans le junior A, il fait le saut pendant quatre saisons avec l’Université du Vermont. Il termine sa carrière universitaire à titre de meilleur pointeur de l’histoire des Catamounts et en 1996 il est finaliste pour l’obtention du trophée Hobey-Baker qui couronne le meilleur joueur universitaire aux États-Unis.

Malgré son palmarès, ses grandes habiletés et son éthique de travail, St-Louis n’est pas repêché par les formations de la Ligue nationale de hockey. On s’attarde à sa taille, jugée trop petite, plutôt qu’à sa détermination et son intelligence au jeu.

Après un essai infructueux avec les Sénateurs d’Ottawa, St-Louis fait le saut dans le hockey professionnel dans la Ligue internationale de hockey. En février 1998, ce sont les Flames de Calgary qui lui accordent sa première chance. Pendant deux saisons, il va partager son temps entre la formation albertaine et leur club-école de Saint John.

À l’été 2000, Martin St-Louis est embauché par le Lightning de Tampa Bay. C’est avec cette équipe qu’il va éclore en étant un rouage important d’une jeune formation en progression.

À cinq reprises, il domine les pointeurs de Tampa Bay en saison. Son leadership et son talent sont indéniables, il s’impose comme l’un des meilleurs joueurs offensifs de la LNH au cours des années 2000. À deux reprises, il termine au sommet des pointeurs de la LNH ; la première fois en 2004, l’année où il remporte la Coupe Stanley, et en 2013. La saison 2006-2007 est sa plus productive alors qu’il a marqué 43 buts et a récolté 102 points.

En mars 2014, Martin est échangé aux Rangers de New York, ces derniers jugeant que l'arrivée d’un joueur de sa trempe pourrait s’avérer la pièce manquante pour gagner la Coupe Stanley. C’est au cours du tournoi printanier que Martin perd sa mère, France. Les Rangers se rallient à Martin St-Louis, ce dernier amassa 15 points en 25 matchs éliminatoires, et atteignent la finale contre les Kings de Los Angeles qui seront les éventuels vainqueurs.

Martin St-Louis s’est aussi distingué en hockey international. Deux fois Olympiens (2006 et 2014), il remporte la médaille d’or aux Jeux olympiques de Sotchi. Il a également remporté la Coupe du monde de hockey en 2004.

Jamais repêché par les équipes de la LNH, Martin St-Louis a disputé 16 saisons dans ce circuit. Il totalisa 1 033 points en 1 134 matchs en saison, et ajouta 42 buts et 90 points lors des éliminatoires. Les honneurs qu’il reçoit sont nombreux : le trophée Art-Ross, à titre de meilleur pointeur, le trophée Hart, remis au joueur le plus utile, le trophée Lady-Byng à trois occasions. En 2018, c’est le Temple de la renommée du hockey qui lui ouvrait ses portes.


Benoît Huot - intronisé 2022

Le parcours de Benoît Huot est un exemple de résilience où chaque épreuve peut être surmontée.

Né avec un pied bot, il subit une intervention chirurgicale corrective alors qu’il n’a que sept jours et passe l’année suivante avec un plâtre pour faciliter le réalignement de son pied. Faisant ses premiers pas à trois ans et malgré l’opération chirurgicale, son pied droit demeure plus petit, sa cheville manque de souplesse. Cet handicap l’empêche de pratiquer certains sports qui le passionnent, dont le hockey.

C’est son ami Stéphane Deslauriers qui l’encourage à débuter la natation. Ce dernier venait de participer et de gagner une médaille en natation aux Jeux du Québec. Le déclic se fait et Benoît débute au Club de natation Hippocampe à Saint-Hubert. Après quelques mois d’entraînement, Benoît venait de trouver une discipline qui le passionnait.

Un autre point tournant de sa carrière fut les Jeux d’été du Canada alors qu’il écoutait une interview du nageur paralympique Philippe Gagnon. À la lumière des propos de Gagnon qui est également né avec un pied bot, Benoît réalise qu’il peut atteindre les Jeux paralympiques.

À seulement 14 ans, il participe aux Championnats du monde de natation de 1998 sous l’égide du Comité international paralympique. Il repart de cette compétition avec une récolte de six médailles, dont deux d’or. Sa carrière internationale est lancée.

Au cours des 20 années qui suivent, alors qu’il est membre de l’équipe nationale, Huot s’est imposé comme l’un des athlètes paralympiques les plus décorés. Il revendique 32 médailles aux Championnats du monde de natation. À ce palmarès, il ajoute quatre médailles, dont une d’or, aux Jeux du Commonwealth. De plus, il établit plus de 60 records mondiaux dans sa catégorie.

C’est aux Jeux paralympiques qu’il nous réserve ses plus grandes victoires. En cinq participations, entre 2000 et 2016, il monte à 20 reprises sur le podium, totalisant neuf médailles d’or, cinq d’argent et six de bronze. À son premier rendez-vous en 2000 à Sydney, il remporte trois médailles d’or et trois médailles d’argent. Quatre ans plus tard, à Athènes, c’est cinq médailles d’or qu’il obtient. Notons que Benoît a remporté au moins une médaille à chacune de ses participations aux Jeux paralympiques. Aux Jeux paralympiques de Londres en 2012, on lui réserve le grand honneur d’être le porte-drapeau du Canada lors des cérémonies de clôture.

Maintes fois honoré, il est nommé athlète de l’année par Natation Canada à 12 reprises, il est récipiendaire à quatre reprises du prix King-Clancy décerné à la personnalité de l’année avec un handicap. Il a été aussi décoré de l’Ordre du Canada et de l’Ordre national du Québec.

Comme le furent Stéphane Deslauriers et Philippe Gagnon, Benoît est maintenant une source d’inspiration pour les jeunes athlètes. Benoît redonne à la communauté à travers son implication auprès de nombreuses causes touchant les jeunes, l'inclusion, la diversité, les saines habitudes de vie et le sport.


Charline Labonté - intronisée 2022

Initiée au sport à un très jeune âge, Charline débute au soccer à 4 ans, sport qu’elle pratique jusqu’au début de la vingtaine, et ajoute la ringuette à 5 ans. Mais c’est le hockey qui l’attire et c’est à 7 ans qu’elle commence le hockey. Pendant deux années, elle conjugue ringuette et hockey avant de faire un choix, soit celui du hockey.

Son parcours en hockey mineur se fait à Boisbriand et comme plusieurs pionnières en hockey féminin, c’est avec les garçons qu’elle évolue, la seule option possible à cette époque. Devant le filet des Seigneurs des Mille-Îles, elle gravit les échelons, participant notamment au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec en 1992.

Alors qu’elle évoluait au niveau midget AA avec les Seigneurs, quelques formations de la LHJMQ l'ont contacté, mais Charline ne croyait pas un jour se retrouver dans le hockey junior majeur. Pourtant, elle est repêchée au 174e rang par le Titan d’Acadie-Bathurst en 1999. À l’été 1999, elle prend part au camp d’entraînement du Titan, sans trop d’attentes ou de pression, souhaitant toutefois mériter sa place dans l’équipe. Une attitude qui fonctionne puisqu’elle se retrouve comme deuxième gardienne de la formation.
 
Le 23 septembre 1999, elle devient la deuxième joueuse de hockey seulement – après Manon Rhéaume – à évoluer dans le hockey junior majeur canadien, alors que se retrouve devant la cage du Titan pour un affrontement contre les Voltigeurs à Drummondville pour sa première partie en saison. Elle a effectué 28 arrêts, le Titan l’emporte et Charline est nommée la troisième étoile de la rencontre.

L’excellence de Charline l’amène à rejoindre l’équipe nationale féminine du Canada en janvier 2001. Aux Jeux olympiques de Salt Lake City en 2002, elle agit comme réserviste de la formation canadienne qui remporte une première médaille d’or. Bien qu’elle était une joueuse officielle de l’équipe du Canada, elle n'est pas autorisée à recevoir une médaille parce que le règlement olympique stipulait que seulement 20 joueuses y avaient droit.

Quatre ans plus tard, à Turin, elle est, cette fois à l'avant-scène et ses performances exceptionnelles devant le filet en demi-finale et en finale aident le Canada à gagner de nouveau l’or. Lors du tournoi olympique, elle n'accorde qu’un seul but en trois rencontres.

Le rendez-vous olympique de Vancouver en 2010, est plus douloureux ; handicapée par une sérieuse blessure à une cheville, elle est limitée à 20 minutes de jeu durant le tournoi. Mais elle assume un grand leadership sur son équipe, malgré la déception de se retrouver comme réserviste, qui mérite la médaille d’or. Son parcours olympique se conclut à Sotchi en 2014 avec une dernière médaille d’or.

Double médaillée d’or aux Championnats mondiaux de hockey féminin de l’IIHF, Charline a également porté les couleurs des Martlets de McGill pendant cinq saisons, gagnant trois titres universitaires canadiens.

Elle termine sa carrière de la plus belle façon, avec un championnat. En 2017, elle est devant le filet des Stars de Montréal qui remporte la Coupe Clarkson, l’emblème de la Ligue canadienne de hockey féminin. Ce fut son dernier match en carrière.


Georges St-Pierre - intronisé 2022

Simplement trois lettres, ses initiales : GSP. Elles sont connues à travers le monde et font référence à un très grand champion. Après tout, Georges St-Pierre est l’athlète canadien, tout sport confondu, le plus célèbre dans le monde.

Natif de Saint-Isidore, en Montérégie, c’est son père qui l’initie au karaté dès l’âge de 7 ans. Victime d’intimidation et de taxage par des enfants plus vieux, l’apprentissage de sport de combat était dans le but d’autodéfense.

Ayant atteint le grade de ceinture noire 2e dan en karaté Kyokushin à seulement 12 ans, Georges continue de se consacrer aux arts martiaux ainsi qu'à l'entraînement durant toute son adolescence. En 1993 il découvre ce que sont les arts martiaux mixtes lors d’un combat de Royce Gracie à l’UFC 1. C’est le déclic et il décide de se consacrer à cette discipline encore méconnue du grand public.

Il prend tous les moyens pour atteindre son objectif et maîtriser son art. De son propre avis, il doit devenir le combattant le plus complet possible. Cette philosophie lui permettra de développer un style combinant le ju-jitsu brésilien, le karaté, la boxe, le muay thai et la lutte olympique.

Sa progression est fulgurante. Un premier combat à 16 ans, puis un titre canadien, avant d’être couronné champion du monde des mi-moyens de l’UFC en 2006.
 
Parmi ses batailles les plus marquantes, il y a son affrontement face à Johny Hendricks, à Las Vegas en 2013, alors qu’il avait aussi offert un superbe spectacle. St-Pierre avait triomphé par décision partagée pour conserver son titre chez les mi-moyens.
 
Son dernier combat en carrière dans l’octogone, le 4 novembre 2017 au Madison Square Garden de New York, après quatre ans d'absence, est tout aussi mémorable. Il prend la mesure de Michael Bisping à l’aide d’une prise de soumission au troisième round, ce qui lui avait procuré le titre des poids moyens. Un mois plus tard, il annonçait qu'il abandonnait son titre mondial en raison de problèmes de santé.
 
Au sein de l’UFC, il fut vainqueur de 20 de ses 22 combats et il a été champion des poids mi-moyens et moyens de la prestigieuse organisation. « GSP » détient d'ailleurs toujours le record du plus grand nombre de défenses de titre dans cette catégorie, avec neuf.

Il a annoncé officiellement sa retraite des arts martiaux mixtes en février 2019, bien que son dernier combat remontait au mois de février 2017.

Georges St-Pierre est considéré comme l’un des plus grands combattants en arts martiaux mixtes de toute l’histoire. À la fois un athlète complet, humble, respectueux, et très athlétique, il montra au cours de sa carrière, sa nette supériorité physique et tactique sur ses adversaires. Pionnier des arts martiaux mixtes au Canada et il a aidé à faire grandir ce sport au niveau planétaire.

Considéré comme l’un des plus grands combattants livres-pour-livres de tous les temps, Georges St-Pierre fut intronisé au Temple de la renommée de l’UFC en 2021.


Erik Guay - intronisé 2022

Tout au long de sa carrière, Erik Guay a su rivaliser avec les meilleurs skieurs autrichiens, suisses, français et italiens et même les coiffer. Voilà qui démontre à quel point il a été un athlète exceptionnel et chevronné au cours de sa carrière internationale.

Il a grandi dans les Hautes-Laurentides et il fut initié au ski alpin par ses parents. Son père Conrad Guay a été directeur de ski au Mont-Tremblant et entraîneur de l’équipe du Québec et de l’équipe canadienne. Sa mère Ellen Mathiesen a longtemps été monitrice de ski au Mont-Tremblant. Ce sport étant une passion familiale, le jeune Erik pouvait bénéficier d’un environnement propice à son développement avec les conseils novateurs de son paternel.

Erik Guay s’est joint à l’équipe nationale de ski alpin en 1998 et a effectué ses débuts sur le circuit de la Coupe du monde en décembre 2000 à Val-d’Isère.

Au cours de sa carrière, il a pris le départ à 230 épreuves de la Coupe du monde, montant sur le podium à 25 occasions et remportant cinq victoires. Un palmarès qui fait de lui le skieur alpin canadien le plus décoré de l’histoire.

Le 29 novembre 2002, à Lake Louise, il a récolté un premier podium, alors qu’il a terminé deuxième de la descente. C’est à Garmisch-Partenkirchen, en février 2007, qu’Erik triomphe pour la première fois en Coupe du monde, un succès lors de la descente.

Au terme de la saison 2009-2010, Guay, fort des victoires en super-G en Coupe du monde à Kvitfjell, en Norvège, et à Garmish-Partenkirchen, en Allemagne, est sacré champion et remporte le Globe de cristal de la FIS au cumulatif pour la saison dans cette spécialité.

Il a aussi participé à sept reprises aux Championnats du monde alpin de la FIS. En 2011, il est sacré Champion du monde de la descente. En 2017, alors âgé de 35 ans, il devient le skieur alpin le plus âgé de l’histoire à remporter le titre mondial, triomphant en super-G. À cette même édition des Championnats mondiaux, Erik obtient la médaille d’argent en descente.

Son parcours olympique compte trois participations : Turin en 2006, Vancouver en 2010 et Sotchi en 2014. À Turin, il se classe quatrième en super-G. Quatre ans plus tard à Vancouver, il obtient le cinquième rang en descente et en super-G, alors qu’à Sotchi, c’est une dixième position qu’il récolte en descente.

Dévaler les pentes à toute allure est très taxant pour le corps d’un skieur et Erik a fait preuve de beaucoup de courage et résilience car il a subi six opérations au genou, en plus de souffrir de douleurs au dos. D’ailleurs c’est à cause d’une blessure au dos qu’il a dû faire une impasse sur une quatrième participation aux Jeux olympiques à PyeongChang en 2018.

Le plus grand de nos skieurs annonça sa retraite en novembre 2018.


Olga Hrycak - intronisée 2022

Au cours de sa carrière de 48 ans comme entraîneure de basketball, Olga Hrycak s’est démarquée par son rôle de pionnière, le succès de ses formations à tous les niveaux, mais elle s’est distinguée par sa grande implication communautaire et son rôle de mentor auprès de ses athlètes dans leur poursuite de l’excellence en basketball et aussi sur le plan académique.

Olga a touché le ballon de basketball alors qu’elle jouait pour l’Université de Montréal alors qu’elle poursuivait ses études pour devenir professeur d’éducation physique. Par la suite, elle dirige l’équipe de filles de l’école Holy Names, puis s'ajoute la formation des garçons à partir de 1977.

Elle fait ensuite le saut au niveau collégial masculin avec les Cavaliers de Champlain de 1979 à 1988 et les Blues de Dawson de 1988 à 2003. À la tête du collège Dawson, ses formations établissent un nouveau record du RSEQ en remportant neuf championnats.

En 2003, lorsque l’Université du Québec à Montréal (UQAM) lance un programme de basketball masculin, les Citadins sont à la recherche d’un entraîneur avec une solide réputation pour bâtir l’équipe sur des bases solides. Leur choix est Olga Hrycak. Par la même occasion, elle marquait une page d’histoire alors qu’elle devenait la première femme à diriger une équipe de basketball universitaire masculine en Amérique du Nord. À la tête des Citadins de l'UQAM de 2003 à 2015, Olga continue ses succès, remportant deux championnats provinciaux en 2006 et 2010.

Olga a aussi été une pionnière du basketball canadien, devenant la première femme à joindre le personnel d’entraîneurs de la formation canadienne masculine senior. En 1984, elle est du groupe aux Jeux olympiques de Los Angeles, alors que de 1985 à 1987 elle est entraîneure-adjointe de cette équipe.

Les honneurs qu’elle reçoit sont nombreux : deux fois l’entraîneur de l’année au niveau collégial canadien ainsi qu’au niveau universitaire canadien, six titres d’entraîneur de l’année décerné par le Réseau du sport étudiant du Québec, prix “ Femme de mérite ” du Y des Femmes de Montréal, intronisation au Temple de la renommée du basketball canadien et au Temple de la renommée de l’Association canadienne du sport collégial.

Olga Hrycak s’est aussi une femme possédant des valeurs profondes qu’elle a su inculquer à ses joueurs. “ Chaque moment en sa compagnie a été une bénédiction, un privilège. Olga nous a fait vibrer par sa passion, son intensité, sa fougue, sa détermination et son désir de sortir de toutes les situations en vainqueur. Ce sont des belles choses à enseigner dans un cadre sportif, mais c’est aussi magnifique à apprendre en tant qu’être humain ”, de dire Karl Pigeon, ancien joueur des Citadins de l'UQAM. Des propos qui font échos auprès de nombreux joueurs et joueuses qui l’ont côtoyé et qui démontrent que l’héritage d’Olga Hrycak dépasse largement les terrains de basketball.


Michelle Gendron - intronisée 2022

La grande cause de sa carrière a été la promotion du sport et de ses valeurs. Sensibilisée à un très jeune âge aux vertus du sport, elle doit cette passion à son père qui était directeur des loisirs et des sports. Michelle est même monitrice de terrains de jeux alors qu’elle n’a que 10 ans. La voie était tracée, elle va suivre l’exemple de son paternel.

Pourtant elle se destinait à une toute autre carrière débutant des études en droit, qu’elle doit interrompre à la suite d’un accident de voiture. Elle réoriente sa carrière et à l'automne 1978, elle décroche un poste d’agent de communication à la Commission scolaire Sault-Saint-Louis à Ville LaSalle.

Michelle fut des premiers rendez-vous des Jeux du Québec, alors qu’elle agit comme bénévole de 1970 à 1978 aux Jeux régionaux du Québec. À l’été 1978, elle travaille au comité de communication des Jeux du Québec à Joliette.

Remarquant sa très grande efficacité, Jean-Claude Riendeau, alors directeur-général de la Société des Jeux du Québec, lui demande de se joindre à l’équipe de communication des Jeux d’été à Saint-Georges. Toujours nourrie par sa passion de s’associer à une cause, elle accepte. À la conclusion de son mandat à la commission scolaire, elle plonge dans ce nouveau défi.

En 1985, elle a le sentiment d’avoir fait le tour du jardin à la Société des Jeux du Québec, mais un nouveau défi lui sera proposé. La fusion entre la Société des Jeux du Québec et la Société des Sports donne naissance à la Corporation Sports Québec et elle devient responsable des communications de cette nouvelle société.

Son mandat comme coordonnatrice - communications stratégiques est beaucoup plus large que son titre laisse entendre. Elle s’occupe des relations gouvernementales, de l’animation des nombreux comités, des réunions des tables des Jeux du Québec, en plus de chapeauter les réunions et rédiger quantité de rapports. Ses nouvelles responsabilités répondent à son désir de faire avancer des dossiers pour le bien des jeunes et de la communauté sportive.

Au total, Michelle Gendron a travaillé à 40 finales des Jeux du Québec et surtout à leur organisation ce qui fait en sorte qu’elle s’est rendue aux quatre coins de la province à au moins 400 reprises. Elle a notamment vu passer plus de 120 000 jeunes athlètes dans cette belle école que sont les Jeux du Québec.

La “Madame des Jeux du Québec”, comme l’avait surnommé l’ancien premier ministre René Lévesque, a été une pionnière des communications dans le milieu du sport fédéré et a joué un rôle polyvalent chez SportsQuébec, notamment dans les dossiers de représentation des intérêts de la communauté sportive.

De dire Denis Servais, ancien directeur-général de SportsQuébec : “Michelle Gendron et le programme des Jeux du Québec sont indissociables. Elle a contribué de façon marquée au développement sportif du Québec par le développement d’argumentaires, par la rédaction de nombreux mémoires et rapports et par des représentations auprès des pouvoirs publics et partenaires privés. Non seulement a-t-elle aussi été la maman de milliers de jeunes athlètes - et c’est digne de mention - a joué un important rôle de conseil auprès des présidences et des conseils d’administration de SportsQuébec.”


M. Francis Lapointe président d'honneur

Montréal, le 14 septembre 2022 – Le président du conseil d’administration du Panthéon des sports Québec, monsieur Jacques Baril est heureux d’annoncer que monsieur Francis Lapointe, directeur-général du Québec chez Molson Coors, a accepté la présidence d’honneur du 31e Gala d’intronisation, qui se déroulera le mercredi 2 novembre prochain au Club de golf Métropolitain Anjou.

« Grâce à l’appui de notre partenaire, Molson Coors, et de M. Francis Lapointe, notre président d’honneur, nous allons souligner dignement les carrières exceptionnelles de sept personnalités qui ont été une grande source d’inspiration pour tous les Québécois, souligne M. Baril. »

« Être immortalisé au Temple de la renommée des sports du Québec, c’est recevoir la plus importante reconnaissance offerte par la communauté sportive québécoise aux personnes qui ont marqué de façon exceptionnelle l’essor ou le développement du sport au Québec, ajoute M. Baril. Les exploits et les contributions de ces personnalités commandent l’admiration et nous obligent à un devoir de mémoire. C’est pourquoi il est primordial d’immortaliser les exploits d’athlètes et de bâtisseurs afin que vive notre histoire sportive. »

« Ces personnages plus grands que nature méritent que leurs noms soient à jamais gravés dans notre mémoire collective. Leur engagement et leurs exploits nous ont rendus fiers de faire partie d’un peuple capable de figurer parmi les meilleurs au monde, de dire M. Francis Lapointe. »

La cohorte 2022 est composée de cinq athlètes et deux bâtisseuses. Ces personnalités furent choisies par un Comité de sélection de dix membres, présidé par M. Richard de Carufel et composé d’athlètes membres du Temple de la renommée ainsi que de personnalités provenant de la communauté sportive et des médias.

ATHLÈTES

ERIK GUAY
SKI ALPIN
Ses nombreux succès sur la scène internationale en font le skieur canadien le plus décoré de l’histoire. En sept participations aux Championnats mondiaux de ski alpin, il revendique deux titres mondiaux (à la descente en 2011 et au Super G en 2017), en plus d’avoir obtenu 25 podiums, dont cinq victoires, en 231 départs à la Coupe du monde. Présenté par Ski Town Brossard.

BENOÎT HUOTNATATION
Il est un des athlètes canadiens les plus décorés avec 20 médailles en cinq participations aux Jeux paralympiques. Membre de l'équipe nationale de 1998 à 2018, il décroche plus de 30 médailles en six Championnats du monde, tout en établissant plus de 60 records mondiaux. Présenté par Sports Experts.

CHARLINE LABONTÉ HOCKEY
Deuxième joueuse à évoluer dans le hockey junior majeur canadien, avec le Titan d’Acadie-Bathurst en 1999-2000, elle a été membre de quatre équipes canadiennes médaillées d’or aux Jeux olympiques d’hiver. À Turin en 2006, ses performances exceptionnelles en demi-finale et en finale, aide l’équipe féminine à mériter l’or. Présenté par BFL CANADA

MARTIN ST-LOUISHOCKEY
Il s’est imposé comme l’un des meilleurs joueurs à caractère offensif dans la LNH au cours des années 2000. Totalisant 1 033 points en carrière, il a mérité les trophées Art-Ross, à deux reprises, Hart, Ted-Lindsay et Lady-Byng, en plus de gagner la Coupe Stanley en 2004 et l’or olympique à Sotchi en 2014. Présenté par Molson Coors.

GEORGES ST-PIERRE
ARTS MARTIAUX MIXTES
L’un des athlètes les plus populaires à provenir du Canada toutes disciplines confondues et parmi les plus grands combattants en arts martiaux mixtes de toute l’histoire, il aide à faire grandir ce sport au niveau planétaire. Champion des poids mi-moyens de l’UFC, « GSP » détient d'ailleurs toujours le record du plus grand nombre de défenses de titre dans cette catégorie, avec neuf. Présenté par RDS.

BÂTISSEUSES

MICHELLE GENDRON
SPORT FÉDÉRÉ
Surnommée « la madame des Jeux du Québec » par le premier ministre René Lévesque, elle travaille à 40 finales des Jeux du Québec. Depuis ses débuts comme bénévole aux premiers Jeux du Québec régionaux, à Joliette, en 1970, jusqu’aux finales des Jeux d’Alma, à l’hiver 2017, elle a été de tous les rendez-vous. Elle joue un rôle de pionnière des communications dans le milieu du sport fédéré et un rôle polyvalent chez SPORTSQUÉBEC, notamment pour le Gala Sports Québec.

OLGA HRYCAKBASKETBALL
Sa carrière d’entraîneuse de basketball s’échelonne sur 48 ans, dirigeant les écoles de la Commission scolaire English Montréal, les collèges Champlain et Dawson. En 2003, elle marque l’histoire en devenant la première femme à diriger un programme universitaire masculin de basketball en Amérique du Nord, avec la formation des Citadins de l’UQAM. Présenté par les Citadins de l’UQAM.

À propos du Panthéon des sports du Québec et du Musée du Panthéon des sports du Québec

Fondé en 1990, le Panthéon des sports du Québec est un organisme à but non lucratif dédié à la promotion du sport et à la reconnaissance et consécration des athlètes et des bâtisseurs du sport au Québec. À ce jour, le Temple compte 276 intronisés, tous athlètes et bâtisseurs issus de différents sports et secteurs d’activités qui sont au cœur de la maxime du Panthéon : « Tous ensemble pour que vive notre histoire sportive ». Le Musée du Panthéon des sports du Québec, est reconnu comme organisme de bienfaisance depuis 2014, dont le projet phare vise la création d’un lieu qui regroupera la mémoire sportive du Québec par des expositions permanentes et thématiques, de l’animation dynamique et un centre de documentation et d’archives.

Tous ensemble pour que vive notre histoire sportive

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Renseignements :

M. Patrice Fontaine
Chargé de projets
Panthéon des sports du Québec
Musée du Panthéon des sports du Québec
Courriel : pantheondessports@gmail.com
www.pantheondessports.ca



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